mardi 30 juillet 2013

dimanche 28 juillet 2013

Les pères qui mutilent leurs fils... et ceux qui les respectent




Vendredi, j'ai passé la journée au bord du lac de Neuchâtel en pleine réserve naturelle, au milieu de mecs au naturel, sur du sable chaud. Et j'ai observé deux pères avec leurs fils jouer, nager, plaisanter. Mais commençons par un bref portrait d'Ibrahim/Avram/Abraham que le Coran et la Bible présentent comme le "père d'une multitude". Un mec qui a foutrement empoisonné la relation père-fils d'une part, et celle entre les Arabes et les Juifs de l'autre. Il s'agit d'une légende; elle exprime néanmoins l'état d'esprit des anciens qui, heureusement a changé depuis -- mais pas partout... Ibrahim/Avram est présenté comme l'ancêtre des peuples arabe et juif, et les chrétiens le considèrent comme le père des croyants...

Sa vie en bref. Il épouse Saraï sa demi-soeur qui est stérile, mais belle. Puis quitte son pays avec ses troupeaux et ses serviteurs pour se rendre en Canaan, d'où la famine le chasse en Égypte. Au pharaon, il présente Saraï comme sa soeur afin d'être bien traité en... beau-frère. Qui paie pour ce mensonge? Le pharaon sur lequel "Dieu" envoie tous les maux. Retour en Canaan avec son neveu Loth qui s'installe à Sodome. (On en parlera une autre fois.) Au cours d'une vision, "Dieu" promet un traitement spécial à Ibrahim/Avram. Mais pour cela, le patriarche doit circoncire ses fils, ses serviteurs et sa propre bite. Aïe, quel carnage: il coupe la pièce la plus subtile du piston! Et dire que cela continue... Et dire que les puritains américains ont repris cette pratique ignoble, soit-disant par mesure d'hygiène et pour freiner la masturbation.

De dr. à g.: père, fils et beau-fils.


Père et fils: même sport.
Acte III. Abraham a deux fils: Ismaël né de sa servante égyptienne Agar, puis Isaac né de Saraï que la jalousie a rendue fertile. Un jour "Dieu" [je mets son nom entre "guillemets", car chaque religion le nomme à sa façon, ou ne le nomme pas, en interprétant les écrits saints de manière perverse] ordonne au patriarche de lui sacrifier son fils. Le vieux se rend au mont Morijah avec le gamin et deux serviteurs. Après trois jours de marche, il ordonne aux serviteurs de l'attendre, charge le bois sur les épaules de son fils et commence l'ascension. Le môme demande: Où c'est qu'on trouvera l'agneau à sacrifier? Le père répond: Dieu s'en chargera! Au sommet, le patriarche rassemble des pierres, y pose les bûches, attache son fils et le dépose sur l'autel. Alors qu'il s'apprête à égorger puis brûler l'enfant, un ange retient son bras. Ismaël ou Isaac (suivant que vous lisez le Coran ou la Bible) est sauvé, mais marqué à vie. Et leurs descendants aussi...

Sur la plage, les trois garçons entre huit et douze ans -- deux métisses et un hispanique -- se mettent à poil et se jettent à l'eau. Quand les pères se déshabillent, le jeune hispanique contemple l'un des deux hommes et remarque (on me l'a rapporté, je n'étais pas assez proche): "Heh, elle est petite ta queue!" Que fait l'adulte? Il l'engueule, lui refile une claque? Non. Il lui explique calmement que la remarque est drôle, mais pas respectueuse. Qu'on peut la faire entre mecs, mais pas devant une femme. Et que la valeur d'un gars ne se mesure pas à ce niveau. Plus tard, je vois le même garçon, l'aîné des trois, mimer une masturbation devant l'autre homme, en se tournant d'un côté de la plage puis de l'autre. Bref échange entre eux, puis il se lance à l'eau pour jouer avec les deux autres mômes.



Mon imagination mouline à fond. Deux pères gays en couple, leurs trois enfants adoptés, un style d'éducation cool, tel qu'on le prône aujourd'hui. J'envie les garçons, leur vie entre petits et grands mecs, la liberté, les messages qui passent sans violence ni humiliation, la prise en compte de l'évolution sexuelle et de ses pulsions naturelles... À leur départ, je les entends de plus près et comprends qu'il s'agit de deux familles traditionnelles. L'une des épouses restées à la maison est probablement africaine, l'autre sud-américaine. Et les pères sont cools, la légende d'Abraham (ou d'autres patriarches sanguinaires) n'a pas d'emprise sur eux, l'autorité ne s'exerce plus avec cruauté, mais dans l'affection et le respect des jeunes vies qui leur sont confiées.

André

vendredi 26 juillet 2013

Majestueux chemin qui conduit le regard du menton au pubis...




La disposition de la toison sur le corps est unique à chaque homme. Elle attire l'attention dès l'échancrure de la chemise, promesse qu'il y a un trésor à découvrir sous le tissu sans que l'on sache comment se développe sa géographie. Des tétons au pubis, en passant par le nombril, il peut s'écouler un fleuve, une rivière, un ruisseau ou seulement un filet de poils. Et souvent deux ou trois d'entre eux. La perfection que croient atteindre les hommes qui moissonnent le tout, jusqu'à l'ombre la plus ténue au-dessus de la verge, rime avec banalisation. Le charme viril réside dans sa sauvagerie mesurée et dans les imperfections qui assaisonnent l'amour de sel et poivre.




Plaignez la langue qui ne trouve plus son chemin des tétons jusqu'à la racine de la bite et qui, lorsqu'elle passe sous le pont, doit remonter la pente en terrain dévasté. La déforestation est passée par là, le typhon a balayé Nagasaki... Heureusement  qu'on n'a pas encore inventé le fer à repasser et aligner les couilles!

André







mercredi 24 juillet 2013

Jeux du cirque : du muscle, des combats, des nus et des morts*...




Le sympathique artiste MSSF signe des illustrations de style héroïque en 3D et produit des films en machinema, images de synthèse 3D également. Il vit à San Francisco. Les Américains qui suivent son blogue The Erotic Art of MSSF avec passion apprécient le mélange de "sang et désir, mort et amour; tellement chaud et excitant". En fait, les jeux du cirque romain présentaient rarement des spectacles aussi musclés. Certes, il y avait des gladiateurs entraînés, mais une partie de la journée était consacrée à la mise à mort de pauvres hères, soldats du clan ennemi, esclaves désobéissants et condamnés de droit commun.


"Vos tableaux décrivent la vie des gladiateurs comme beaucoup d'entre nous aimeraient se l'imaginer: puissante, à poil, très excitante sexuellement et sans tabous, avec des combattants prêts à tous les plaisirs du cul et à nous donner un spectacle de vrais exhibitionnistes!" écrit un commentateur. "Ce que j'apprécie particulièrement, c'est la lenteur délibérée de la part du vainqueur et la résignation exemplaire de son adversaire au moment de mourir. Tellement excitant d'imaginer qu'ils ont tenu la pose un long moment avant le coup final, en attendant que les hôtes du banquet décident s'il étaient encore assoiffés de sang après avoir bu tant de vin," ajoute un autre.

Le coup mortel, orgasme des spectateurs.

Pendant le banquet.
"Merci de créer ces images et de les partager avec nous. C'est fantastique de se laisser emporter dans ce monde de virilité viscérale avec ces hommes hyper-musclés qui sacrifient leur vie pour notre divertissement. La foule apprécie le sang versé sur le sable." Un soldat écrit: "J'adore voir ces corps magnifiques s'empiler les uns sur les autres! Ces braves pliant au moment où leur poitrine massive est transpercée par l'épée... putain quel splendide carnage! En tant que Marine stationné outre-mer, je me branle à mort en contemplant votre art. Plusieurs des gars de mon unité ressemblent à ceux de vos oeuvres, mais pas aussi développés. Inutile de préciser que si je me branlais en les fixant, ça me causerait de sérieux problèmes! Le sergent qui me suce régulièrement m'a signalé votre blogue."

Présentation de nouvelles recrues.

L'impératrice s'en paie une tranche.
Les Européens qui ont connu de près la guerre et l'élimination massive de populations sont probablement moins assoiffés de combats. Les Américains se goinfrent de films violents, d'émissions de "téléréalité" de plus en plus perverses ainsi que de combats en cage où des musclors se démolissent jusqu'au sang. Les guerres que les États-Unis mènent au loin (au nom de la "démocratie") ne semblent pas affecter la population civile, pourtant très "croyante". En revanche, les attentats du 11 septembre 2001 qui ont entraîné moins de 3000 morts -- une paille sur une population de 314 millions d'habitants -- les ont durablement affectés dans leur orgueil... Quand est-ce que cela changera?

André  *Allusion au roman de Norman Mailer "Les Nus et les morts" The Naked and the Dead (1948) situé durant la guerre du Pacifique. Une époque où la participation majeure des États-Unis avait permis de remettre un peu d'ordre dans le monde.


Dans les sous-sols du cirque.


Les jeux d'aujourd'hui.

lundi 22 juillet 2013

Ce n'est que le petit bout de la queue du chat qui vous électrise...




Ce n'est que le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
Ce n'est que le petit bout de la queue du chat
Qui a fait ce bruit là.
Non l'esprit n'est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats...

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s'est profilée
L'assistance s'est mise à trembler
Mais le médium a déclaré:
Ce n'est que le petit bout de la queue du chat...







Paroles et musiques: Robert Marcy. Interprètes: Les Frères Jacques.