mercredi 16 juillet 2014

Tambours et fundoshi : ces Japonais qui vous saisissent aux tripes




Les concerts de tambours que nous offrent certains groupes japonais allient le frisson que procurent leurs percussions puissantes et subtiles à la beauté des corps en action. Spectacle complet où l'on peut contempler ces musiciens entrant dans une communion telle avec leur instrument qu'elle égale la transe, tout en restant discrète. C'est le tonnerre, les battements du coeur de dieu, le voilier cinglant dans les vagues, la forêt de bambous soulevée par le vent.



Cerise sur le gâteau, le fundoshi qu'ils revêtent est un long morceau de tissu couvrant leur service trois-pièce tout en révélant les hanches et les fesses. Le fundoshi est encore porté au Japon durant les grandes fêtes publiques traditionnelles.



Le moine bouddhiste Ikkyū Sōjun (15e siècle) a écrit un poème en l'honneur de sa racine virile et de son fundoshi:
Fort de ses vingt centimètres, c'est mon objet favori;
La nuit quand je suis seul, je l'étreins amoureusement --
Aucune belle femme ne l'a touché depuis une éternité.
Sous mon fundoshi vit un univers entier!
Autre poème:
Une moine fou de sexe, objectez-vous!
Au sang chaud, passionné et totalement excité.
Souvenez-vous donc que le désir peut consumer toute passion,
Et transmuter le vil métal en or pur.



Ikkyū Sōjun décrivait sa bite comme un cordon rouge, un bambou chargé de sève; il a écrit de sublimes poèmes d'amour, vantant à l'instar d'autres moines de son époque la voie du sexe et de la passion comme l'un des chemins menant à l'illumination. Homme à la fois angoissé, ascétique et jouisseur, il a lutté contre l'hypocrisie du milieu monastique. Hétéro convaincu au milieu de pédérastes qui abusaient de la beauté des très jeunes hommes, il pourrait néanmoins inspirer beaucoup d'homos aujourd'hui. Car il était un anti-militariste convaincu, un poète sensuel, un amoureux de l'amour, en quête d'une spiritualité libérée de la dissimultion, de la bigoterie, de la tartuferie et de la cupidité.



Un autre poème:
Dix jours dans ce temple et mon esprit titube.
Entre mes jambes le cordon rouge s'allonge et s'allonge.
Si vous passez par là prochainement et demandez à me voir,
Feriez mieux de me chercher chez un poissonnier ou dans un bordel.
Et le dernier:
Suivez aveuglément les règles de la chasteté, vous ne valez pas mieux qu'un âne;
Rompez-les et vous n'êtes qu'humain.
L'esprit du zen se manifeste de mille façons
infinies comme le sable du Gange.

André

2 commentaires:

Mike a dit…

I was familiar with the Indian langot and knew about fundoshi and etchu from books about the second World War. The prisoners, mostly British and Australian, who worked on the Burma railway wore etchu (so did the Japanese soldiers). There are plenty of pictures in books. I was shown how to tie a fundoshi years ago but had forgotten until I was reminded by your post. Thank you!

manollo a dit…

I heard that homosexuality in ancient japan was huge Japanese are very tasty they know what is good