mardi 15 décembre 2015

Comment retrouver les valeurs viriles des tribus d'antan





Nous les mecs, nous avons perdu le sens de l'appartenance. Nous ne nous rattachons plus à une tribu, sinon à celle des partisans de telle marque d'ordinateur, de baskets et de fringues de sport pour aller pédaler en cuissards le long des routes polluées. Oublié les coutumes, perdu la conscience de notre arbre généalogique, négligé le travail communautaire, rejeté les rites religieux sans chercher une spiritualité mieux adaptée à notre sensibilité. Comment y remédier pour (re)trouver un goût plus large, plus fort, plus tendre à notre vie? Pour éprouver des sensations plus profondes, plus érotiques? Comment nous libérer des sms, des tweets et des bavardages téléphonés; comment expédier les madones gagas aux orties et cesser de nous intoxiquer en regardant des séries vouées aux meurtres ou à la danse dans les bras d'un(e) people?




Comment nous purifier de la course aux "nouveautés" et nous profiler avec d'autres valeurs que le dernier machin produits par des esclaves en Asie? Depuis que nos sociétés sont gouvernées par le combinat vertical État-Église, nous avons toujours obéi à la voie unique. Seuls quelques hommes extraordinaires se sont révoltés. Parmi eux, ceux qui ont vaincu le système en ont inventé un nouveau, plus terrible encore. Aujourd'hui, nous avons la possibilité de connaître ce qui se passe en coulisses et de perdre toutes nos illusions -- sur le sport de compétition, sur la justification des guerres ou l'identité de ceux qui manipulent les marionnettes politiques. Alors, putain de merde?







Commençons par rechercher les valeurs d'une masculinité solide ailleurs que dans les magazines de sport, les partis d'extrême-droite, les gazettes financières, le bodybuilding, le viagra, les parfums pour homme et l'épilation totale. Nous avons besoin de mentors, de maîtres qui nous donnent le goût d'une virilité sans exhibitionnisme, liée à la sensualité et à l'expression plus complète de nos capacités sexuelles. De seniors plus sages, moins ventrus et gorgés d'alcools, plus souples et musclés dans leur âme et leur corps, moins égomaniaques. Ces vieux bonzes existent, il suffit de chercher et, parfois, de leur rappeler leur devoir envers les hommes plus jeunes, de les secouer si besoin. C'est en travaillant à développer de vraies valeurs viriles que nous retrouverons notre épanouissement, avec une joie de gamin dans un corps et une âme d'adulte.

André



4 commentaires:

Xersex a dit…

on peut être très viril également, bien que on se rase. croyez-moi!

Anonyme a dit…

Je suis un homme jeune et j'aime ce post
Mais où sont ils ces vieux mâles dont, je te l'accorde, on a tant besoin?
Où les trouver ??

André a dit…

Anonyme!

Tu es ici sur le blogue d'un vieux couillon de 79 ans. Parcours-le, il y a peut-être quelques textes qui te rencontreront dans ta recherche.

Mais surtout, demande à ton instinct de les mettre sur ton chemin, ces vieux mâles heureux de répondre à ton besoin de savoir. Tu y vas comme un journaliste de la TV, au lieu du micro tu tends l'oreille, et tu commences une conversation en accord avec la situation dans laquelle vous vous trouvez les deux. Par exemple dans les transports publics: "Est-ce que c'était aussi bondé il y a 40 ans?" Juste pour voir s'il a envie de parler. Si oui, tu te laisses porter par la conversation et tu l'amènes vers ce qui t'intéresse. Tu sens le bonhomme, tu vois si tu peux lui poser des questions plus personnelles. Il faut oser, foncer. Certains se ferment, d'autres sont étonnés, puis répondent très franchement, heureux de partager un peu ce qu'ils ont au fond du coeur, de parler d'homme à homme.

Ouvre les yeux, suis ton instinct et cela se produira à coup sûr, de plus en plus. Bon courage, mec!

franck frenguelli a dit…

joli les photos que tu met André, sa c'est sure ce serait assez difficile, pour te répondre André, tu n'est pas un vieux couillons mais un homme mûre de 79 ans qui aime bien partagé de belles photos