vendredi 10 juin 2016

Harcèlement et viol de jeunes garçons: les scandales continuent



Le pape et un garde suisse: chaste amitié.
Samedi dernier, le pape a menacé de révoquer les évêques coupables de "négligence" face à des cas de pédophilie. Dans une lettre apostolique intitulée Comme une mère aimante [!!!] il a rappelé que son Église "aime tous ses fils, mais soigne et protège avec une affection particulière les plus faibles et sans défense". Est-ce à cause des scandales dévoilés récemment en France? Ou parce que la presse américaine a révélé, la semaine passée, que le cardinal de New York Timothy Dolan avait versé plus de deux millions de dollars entre 2007 et 2015 à des sociétés de lobbying afin qu'elles bloquent le projet de loi facilitant l'accès à la justice pour les victimes d'abus sexuels (élimination de la prescription) ? [Je rappelle la déclaration de l'évêque de Syracuse Robert Cunningham, dans une déposition au tribunal, affirmant que les enfants victimes d'abus avaient encouragé leur prêtre. Cunningham est toujours en fonction.]

Cardinal Timothy Dolan.


Déclaration de Jésus: "Celui qui trompera l'un de ces petits qui ont confiance en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui accroche au cou la meule d'un âne et qu'on le jette à la mer." -- Évangile de Marc.
 
Il semblerait néanmoins que la société occidentale -- et pas seulement les victimes, femmes, hommes et enfants -- prennent conscience des dégâts terribles qu'un harcèlement sexuel, un abus, un viol (sinon plusieurs) entraînent dans la vie des victimes. C'est un début, et il faudra que les femmes et les hommes de bonne volonté exercent encore beaucoup de pression 1) afin de soutenir les personnes abusées qui ont de la peine à sortir du silence et 2) à forcer les autorités à exercer leur devoir de vigilance.



À Bogota (Colombie), une descente de police à mis fin à l'exploitation esclavagiste de 142 mineurs dans un bordel situé près du Palais présidentiel. Aux États-Unis dans l'athlétisme et d'autres disciplines, des entraîneurs qui avaient harcelé et malmené de jeunes sportifs sont sous les verrous. La mafia des sports professionnels qui les protégeait jusqu'à maintenant ne fonctionne plus. Pareil pour les politiciens qu'on a chopé la main dans le slip de jeunes ados; le parti républicain qui faisait taire les victimes et leurs parents en les menaçant -- tout en attaquant publiquement les homosexuels -- se fait doubler par les réseaux sociaux alors que les lois changent en faveur des abusés. Dans les rangs militaires, le secret règne encore, alors même que de nombreux jeunes hommes incorporés dans l'armée ou la marine sont victimes de harcèlement, de viol, voire de viols collectifs commis par des collègues et des supérieurs. Mais l'armée demeure la grande muette.



Les universités américaines les plus prestigieuses sont connues pour protéger leurs étudiants violeurs (rejetons de familles riches, et sportifs débordant de testostérone). Maintenant, elles sont forcées de changer d'attitude. Le viol commis par un athlète de l'Université de Standford sur une femme de 23 ans a attiré l'attention des réseaux sociaux. Cela s'est produit en janvier 2015, sur le campus, derrière une benne à ordures. La fille participait avec sa soeur à une soirée de confrérie (frat party); elle était ivre, le garçon aussi. "Ce n'est pas l'alcool qui m'a déshabillée, commente la victime, pas l'alcool qui m'a tripotée, jetée au sol presque totalement nue... Regretter d'avoir abusé de l'alcool n'est pas la même chose que regretter un viol. Nous étions ivres; la différence c'est que je n'ai pas baissé son pantalon et son caleçon, que je ne l'ai pas peloté avant de m'enfuir." Elle s'est réveillée à l'hôpital. Le mec a été condamné à six mois d'enfermement dans la prison du comté (moins dangereux pour un violeur que dans une prison-camp de concentration dirigées par des entreprises privées). C'est peu pour une faute qui aurait pu lui valoir 7 ans à l'ombre. En revanche, la mention de délinquant sexuel lui restera toute sa vie. Quant à la victime, il lui faudra du temps pour se retrouver.


Cependant, le vieux couillon que je suis pense qu'une adulte qui participe à un frat party sans surveiller sa prise d'alcool est comme une personne qui baiserait sans capote avec une ou un inconnu. Elle prend des risques prévisibles. Certes, les deux sexes sont égaux en droits, mais leurs hormones fonctionnent différemment; cela crée des attirances, du plaisir et des tracas.

André

1 commentaire:

franck devenes a dit…

eh ben dit donc, c'est un scandale de s'en prendre a des jeunes homme et des enfants