mercredi 1 mars 2017

La démence de Trump au coeur des défilés du Carnaval allemand


La Liberté tient la Constitution dans sa main droite.

Lundi dernier, le Rosenmontag (veille du Mardi gras) a vu se déchaîner les forces créatrices du Karneval dans les villes allemandes telles que Cologne et Mayence qui possèdent une longue tradition de délire et déconnage sur les faits politiques saillants du monde entier. J'ai choisi quelques chars significatifs qui ont défilé dans les cortèges, sous les applaudissements d'un public très nombreux et venu de loin pour rire gras sur la démence et l'incontinence du nouveau locataire de la Maison-Blanche.

Ce trouduc veut empapaouter toutes les libertés.

L'histoire du Karneval ou du Fashing, du Fastnacht s'inscrit dans la rébellion sous-jacente du bon peuple contre la tyrannie de l'Église, de l'État et des divers pouvoirs. La période du Carnaval -- lorsque la manifestation n'était pas interdite -- permettait de ventiler cette révolte avant d'entrer dans l'abstinence et le jeûne précédant Pâques. On voyait débouler les fous du prince, de faux évêques, des nonnes poilues et barbues, des barbares en djellaba, des mousquetaires et des tétonnières en crinoline.


Ses doigts dans la petite culotte.
J'ai vécu le Carnaval une fois à Cologne; le spectacle était énorme. Toutes les vitrines des rues commerçantes où serpentait le cortège étaient protégées par une paroi de bois. Après le passage des cavaliers, des fanfares, des reines et rois, ainsi que des chars aux thèmes politiques, les spectateurs refluaient vers les débits de boisson et le sol était jonché de confettis, des pelures de mandarines, fleurs et bonbons lancés depuis les chars, mélangés aux gobelets écrasés sentant la bières, le vin chaud ou le Schnaps. Les remblais de neige jaunis par l'urine accueillaient les corps des badauds bourrés que venaient ramasser des policiers et samaritains indulgents.

Dans les cafés et bistrots ouverts jour et nuit, des clients somnolents qui n'avaient pas trouvé de lit à l'hôtel faisait passer le temps en consommant lentement. Les gays qui venaient de loin avaient plus de chance dans les saunas où ils pouvaient s'étendre, cuver l'alcool et faire connaissance mollement avec d'autres macchabées semi-éveillés. Il faut avoir vécu cette fraternité au ralenti, un peu pâteuse, pas racoleuse -- à l'opposé de la frénésie virile qui domine habituellement les hammams (non hallals) -- afin d'éprouver la nostalgie d'un monde où nous aurions la liberté, et le temps, de nous serrer les uns les autres sans autre but que de déguster une bonne tranche de tendresse. Et puis on verrait pour la suite, mollo, piano-piano...

Theresa May, née Brasier, fille naturelle de la baronne Thatcher.
Mon caquetage de carnaval nous écarte du thème abordé ici, concernant la marche du monde, avec ses explosions aux États-Unis, ses implosions en Turquie, la profonde et lâche connerie du Brexit, le fascisme rampant dans l'est européen, la France qui pédale dans son yaourt et une Grèce qui n'a plus rien inventé depuis la "démocratie", sans oublier le duo "Je-t'aime-moi-non-plus" entre Pout-pout et l'aliéné à La Trompe. Je vous demande pardon !

André

Recep Tayyip Erdoğan: ascension d'un tyran.



Le blond (du flacon) c'est le nouveau brun, couleur de la chemise que portaient les membres de la S.A., l'organisation paramilitaire du parti nazi.


Le président Влади́мир Влади́мирович Пу́тин: une force armée musclée, une économie chétive.


Les lombrics boulottent la branche sur laquelle ils sont installés.


Un aliéné délire dans le magasin de porcelaine.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le carnaval dans les dom-tom durent 5 jours et en métropole, il n'y a pas de réel carnaval. Encore un échec de la France...