vendredi 1 août 2014

Vacances au bord de l'eau, dans l'eau -- ou nus sous la pluie...




Dans les commentaires du billet de lundi sur la camaraderie naturiste entre soldats de la Deuxième guerre mondiale, nous avons échangé nos points de vue Taurus Deca et moi. Il est arrivé à la conclusion suivante (je traduis): "Comment veux-tu que nous réagissions lorsque tu nous titilles avec ces photos provocantes?" Ce qui m'a obligé à réfléchir à ma tactique dans ce blogue. Il est vrai que je cherches à attirer des "lecteurs" en publiant des images, non pas lascives, mais en tout cas sensuelles et parfois franchement sexuelles si le sujet s'y prête. Et il y a au fond de moi un petit PP (non, pas un pépé! mais un puritain protestant) qui me murmure: "André, espèce de pute!" Le mec libéré que je deviens chaque jour un peu plus répond: la beauté de la création mérite d'être contemplée et appréciée chaque jour avec reconnaissance.

Un dicton gay exprime le plus grand regret de toute notre existence: "So many men, so little time": il y a tant de beaux hommes sur cette terre -- beaux dans leur corps et leur coeur -- et la vie est si courte... Alors ce blogue leur rend justice. Notre éducation nous fait croire que la nudité est une invite sexuelle. Pourtant, lorsque nous gambadions tout nus à l'âge de trois ans, ce n'était pas pour inviter la luxure, mais pour célébrer la splendide liberté du corps. Pourquoi y renoncer à l'âge adulte?                                André










mercredi 30 juillet 2014

Jeu de la bite et du serpent qui se dresse le long de l'épine dorsale








Ces mecs qui jouent avec un serpent comme d'autres avec leur bite nous rappellent que nous avons tous au fond de nous une force vitale d'une grande énergie. Toujours prête à entrer en activité, elle s'éveille au moindre signal. Bien dirigée, harmonieusement stimulée, elle se dresse le long de l'épine dorsale et peut monter jusqu'au sommet du crâne. Les personnes qui pratiquent une forme ou une autre de tantrisme goûtent alors des sensations extatiques qui les mènent à une implosion tant spirituelle que physique. Le corps entier participe à cette extase. On est bien loin du serpent froid et silencieux qui fascine et effraie en se faufilant partout, à terre ou sur une branche.








lundi 28 juillet 2014

La chaleureuse camaraderie naturiste des soldats entre 39 et 45






À la guerre comme à la guerre. Les gars qui combattent ensemble, se côtoient jour et nuit, mangent, se douchent et dorment dans la plus grande intimité, voire promiscuité. Leur précieuse vie dépend en grande partie de la cohésion de la troupe. Ils sont nus les uns pour les autres, physiquement et moralement; ils ne peuvent se cacher nulle part pour se branler, pleurer ou chier. Or, durant la deuxième "guerre mondiale", les contacts physiques entre mâles ne souffraient pas encore du spectre omniprésent de l'homosexualité, tel qu'il est cultivé aujourd'hui par les religieux et les politiques. Un album réunissant des centaines de photos d'amateurs prises par les soldats eux-mêmes met cela en évidence. Publié par Taschen avec un texte en allemand, français et anglais, My Buddy -- World War II Laid Bare, illustre la force de ce lien entre mecs, né avec le monde, ancien comme l'invention de la chasse, de la guerre et des sports. Tous virilement à poil, sans en faire un fromage comme aujourd'hui.



L'antiquité grecque nous parle de ces bataillons sacrés, corps d'élite formés par des couples composés d'un éraste (pédéraste) et d'un éromène (son jeune chéri) dévoués l'un à l'autre, féroces dans le combat parce qu'ils préféraient la mort au déshonneur. Ils savaient que leur amour était inspiré par les dieux et avaient prononcé un voeu sacré qui ne leur autorisait aucune lâcheté. Ils étaient aussi bien entraînés à la danse qu'à la lutte et au combat par les armes.

Latrine de campagne.


Hémorroïdes ou morpions?
L'album de Taschen est destiné à la table du salon. On le feuillètera pour se rappeler (ou découvrir) cette époque où la guerre rapprochait des jeunes hommes de toutes conditions qui n'avaient qu'un souci, lorsqu'ils pouvaient se relaxer, celui d'oublier et de prendre du bon temps avec les copains. Les barrières tombaient en même temps que l'uniforme. Il fallait se savonner, faire la lessive, nager si possible et faire des couillonnades fraternelles pour se détendre. Les photos ont été prises sur tous les fronts alliés. Celles que Taschen a distribuées à la presse sont assez pudiques, j'en ai ajouté d'autres, également de source allemande. J'en ai beaucoup d'autres dans mes archives, datant aussi de la Première guerre. Il faut préciser que cet ouvrage n'est pas le seul à traiter le sujet.

André