jeudi 22 février 2018

Dormir à poil, est-ce que cela transforme vos rêves ?






Dormir à poil, certains affirment que "c'est désagréable, parce que la bite se balade".  Ont-ils peur qu'elle prenne le large ? D'autres se sentent en prison lorsqu'il portent un calcife: "faut pouvoir bander librement". "Moi, je dors nu, c'est le bonheur." "Ouais, mais t'as le zob qui frotte partout; en plus, qu'est-ce que tu fais s'il y le feu et tu dois sortir de toute urgence ?" "Et si t'as une éjac spontanée, tu salis le drap !"


















"Je dors en boxer, j'ai peur de me faire mal en me tournant." "Nu c'est top, surtout quand tu es avec ton copain: sentir son corps contre le tien..." "En été je ne dors pas nu, à cause des moustiques." "Moi, pas complètement nu; j'enfonce des bouchons dans les oreilles parce qu'il ronfle comme une locomotive." "Je dois prendre des comprimés pour arriver à dormir." "Moi, j'utilise le somnifère manuel..."













Vous n'avez pas répondu à la question: est-ce que la nudité transforme vos rêves ?  "Les rêves se foutent bien du textile, c'est un faux problème." "Je n'ai pas fait la comparaison, mais j'imagine que si je me sens corporellement libre, je suis plus ouvert aux rêves intéressants, ceux qui me parlent..." "Parfois, j'ai l'impression que mon rêve arrive en même temps qu'une érection, mais je ne saurais dire lequel/laquelle influence l'autre..."






dimanche 18 février 2018

Cinq millions de visiteurs mâles -- tous des bites ambulantes ?





Samedi 17 février à 10h. (heure locale), le compteur de Blogger qui établit une statistique quotidienne des visiteurs de Case des hommes indiquait un total de 5'000'500 depuis qu'il a été installé -- il me semble que c'était en été 2008. Il me livre le détail quotidien des clics enregistrés à travers le monde, du Canada jusqu'à la Russie, en passant par la Suède et la Pologne; des nombreux pays d'Amérique du Sud jusqu'au Japon, en passant par le Myanmar; de l'Islande jusqu'à l'Afrique du Sud en passant par l'Algérie. Les visiteurs les plus assidus sont les Français (plus de 1000 par jour), les Américains et actuellement les Russes.



Le décompte s'arrête aux pays, je ne connais ni le nom, ni l'adresse, ni le sexe de ces visiteurs, mais je présume qu'il s'agit de mecs, principalement gays ou bisexuels puisque c'est à eux -- à vous ! -- que s'adressent les photos et les textes éventuels. Que les tambours japonais traditionnels de Kodo se déchaînent pour vous saluer !








La chronique la plus recherchée depuis sa parution, le 24 avril 2013 -- 41'888 fois (hier à 10h.) -- est Relations entre père et fils : où situer les limites de leur intimité ? Ma préférée concernant ce sujet délicat de la communication entre générations est L'initiation sexuelle d'un fils par son père -- tous deux à poil ici. D'autres billets ont aussi abordé ce problème, on les trouve dans Repères en bas des chroniques.


Et si le mâle courait toujours derrière sa bite ?





Sur le thème général de ce blogue, permettez-moi de citer un court extrait de Je t'aime. Une autre politique de l'amour du philosophe et essayiste Vincent de Cespedes, paru chez Flammarion (2003). "De fait, le paradoxe du mâle -- cette bite ambulante -- est de ne pas posséder ce qu'il a pourtant entre les jambes. Il ne le possède qu'en possédant, et alors seulement il se rapproprie sa mâlitude avec l'assouvissement béat des coureurs de fond récupérant sur l'herbe. Le mâle est possédé par son besoin de posséder pour être."



"Qui c'est qui fait la femme ?"




Dans l'expérience homosexuelle où l'on peut être par choix, à tour de rôle, possédant et possédé, sinon par préférence personnelle le pénétrant ou le pénétré, il est plus facile de comprendre -- parce qu'on en fait l'expérience dans sa chair -- que ce n'est pas forcément le pénétré qui est pris. Souvent, c'est lui qui s'approprie et donc qui prend. Tandis que le pénétrant se fait prendre, engloutir voluptueusement. Ceux qui imaginent des rôles fixés (pour nous mépriser) en questionnant: "Qui c'est qui fait la femme ?" manifestent leur misogynie bien plus encore que leur homophobie...

André










mercredi 14 février 2018

Le fundoshi, une étroite bande d'étoffe entre pureté et sexualité




Dans son blogue consacré au fundoshi -- 六尺褌 -- auquel j'ai emprunté la plupart de ces photos, Ryan Rokushaku explique que cette modeste pièce de tissu a conquis aujourd'hui une double signification. Accessoire pudique couvrant les organes génitaux et celui de l'excrétion, le fundoshi occupe aussi un rôle érotique par l'ingéniosité de sa faible couverture. Dans son rôle traditionnel au Japon, comme dans d'autres pays asiatiques -- pensez à Gandhi en Inde -- il est la vêture des humbles, un symbole de pureté et de renoncement. Les Japonais le revêtent encore au XXIe siècle pour participer à des rituels traditionnels qui relient la place publique au temple, mais dans la fraternité mâle donc sans crucifixion.










Le fundoshi sert aussi de slip minimum dans les lieux où il est encore toléré, comme les bains publiques, certaines plages, ou la campagne pour les travaux des champs. Et les Japonais n'ont pas attendu le brassage avec les Occidentaux pour tirer tous les effets érotiques possibles de ce bandeau qui, à part son rôle de sous-vêtement, peut être utilisé pour achever un strip-tease, caresser, lier, attacher, aveugler, étouffer, suspendre ou faire bander plus longtemps... Notre fascination vient du fait que nous, les longs-nez, n'avons pas inventé d'accessoire aussi simple et versatile. Le string scie, mais c'est tout. Le jockstrap avec ou sans coquille ne concerne que certains athlètes; il allume les gays sans se prêter à des manipulations vraiment suggestives; et son rôle religieux est nul. C'est justement la part ambiguë du fundoshi qui nourrit les fantasmes...





















Ryan Rokushaku attribue encore un autre pouvoir au fundoshi: "Il y a quelque-chose dans cet humble vêtement qui rappelle l'enracinement terrien que nous avons perdu. Aussi loin que nous nous trouvions de notre biotope, la quasi-nudité ne pourrait-elle pas nous aider à retrouver ce contact ?" Oui, le rapport, la communication entre nos fesses et la terre, entre nos deux fesses et l'herbe d'un pré, ou les galets d'une rivière, un rocher chauffé par le soleil, le sable de l'océan peuvent nous restituer l'énergie fondamentale dont nous avons besoin. Notre cul est le siège du chakra racine qui nous relie aux forces terrestres, à ce dont nous avons besoin pour vivifier notre corps, notre santé physique et morale et même... nos finances !

André